5 décembre 2018

La Région s’inquiète de l’impact que la sortie de Prangins aura sur la population

Le Comité de direction regrette que la démarche des opposants pranginois à la Région ait été conduite en se focalisant sur des inexactitudes liées au fonctionnement et en occultant les politiques régionales bénéficiant aux habitants.

Le Comité de direction de la Région de Nyon prend acte de la décision du Conseil communal de Prangins de retirer la commune de l’association régionale. En application des statuts, la sortie sera effective dans deux ans.

La Région va devoir évaluer les coûts de ce retrait pour Prangins et l’impact, à terme, sur les services proposés à la population de cette commune.

Une organisation parfaite n’existe pas. La Région s’est déjà réformée à plusieurs reprises depuis sa création en 2004 et plusieurs voies d’amélioration restent possibles. L’objectif collectif qui fédère ses communes membres reste le développement solidaire de services proposés à la population. Le Comité de direction ne peut que regretter que le Conseil communal n’ait pas jugé utile d’attendre le Forum sur la collaboration régionale à venir début 2019 et d’y positionner sa commune comme acteur du changement. Ce rendez-vous du mois de février va permettre aux élus d’aborder le fonctionnement de l’association et esquisser des améliorations là où ils le jugent nécessaire, dans un esprit constructif.

Commission divisée

La Région constate que la commission du Conseil communal qui s’est penchée sur la question de la sortie s’est divisée sur la méthode et dans les conclusions. Deux rapports ont été rédigés: l’un prônant la sortie de l’association régionale, l’autre plaidant en faveur du maintien dans la Région et rejoignant ainsi l’avis de la Municipalité.

Le Comité de direction observe avec regret que le rapport de majorité, demandant le retrait, se limite à pointer du doigt le fonctionnement des organes de l’association ainsi que celui du Canton. Le document contient de nombreuses inexactitudes et contre-vérités qu’il n’a pas été possible de rectifier vis-à-vis des élus, dès lors qu’il a volontairement été tenu secret jusqu’au vote. Le texte évite par ailleurs de prendre en considération le cœur de la politique régionale, à savoir toute l’action publique réalisée pour le compte de l’ensemble des communes.

Le rapport de minorité réalise en revanche une analyse politique portant sur l’ensemble de la matière et souligne le bienfondé de la solidarité régionale en faveur de la population, en matière de mobilité, territoire, environnement, économie, tourisme, culture et sport. Ce deuxième rapport traduit la capacité de prendre le recul nécessaire pour effectuer une lecture objective de la situation. Ainsi, il répond à nombre d’accusations du premier rapport.

Questionnement sur la démarche

Malgré les efforts de la Région, qui s’est mise à disposition et a répondu de manière détaillée à toutes les demandes, la démarche de sortie s’est exécutée dans un cadre situé en-dessous des standards qui caractérisent notre système démocratique. Il est malheureux que le débat public ait été évité sur un sujet affectant directement les services à la population. À cela s’ajoute une séance de Conseil communal où une délégation de la Région a initialement été invitée à s’exprimer avant de se voir finalement refuser la parole. Puis est venue l’occultation délibérée des rapports de la commission communale divisée qui a étudié le sujet, mettant ainsi les affirmations inexactes à l’abri de toute possibilité d’explication raisonnée.

Inquiétude de la population

Ces dernières semaines, la Région a effectué un exercice de divulgation sur les réseaux sociaux, afin de rendre notoire l’échéance d’hier soir et son importance pour le quotidien de la population. Au moins 20% des Pranginois se sont intéressés à ces messages.

Il en est ressorti des demandes de la population d’avoir voix au chapitre, ainsi qu’un vif questionnement de la position des élus qui ont appuyé la sortie prônée par la motion Binz.

Aux yeux du Comité de direction, ces constats rendent d’autant plus regrettable le fait que le débat n’ait eu lieu qu’à l’intérieur du Conseil communal et n’ait pas été porté devant la population.

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